Diagnostic d'une fissuration récurrente sur un réacteur
Le problème : Des fissurations répétées inexplicables
Un de nos clients faisait face à un défi technique critique : l'apparition récurrente de fissures sur un réacteur sous pression, menaçant la sécurité et la disponibilité de ses installations. Devant l'échec des inspections standards à stopper le phénomène, nous avons été mandatés pour réaliser une analyse de cause racine des défaillances (RCFA).
Notre méthodologie : L'expertise métallurgique en laboratoire
Pour identifier l'origine exacte de la dégradation, nos ingénieurs ont prélevé un échantillon représentatif de la zone fissurée afin de le soumettre à une batterie de tests analytiques avancés :
Analyse de la composition chimique : Vérification de la conformité du matériau et identification des éléments d'alliage.
Essais de dureté : Évaluation des propriétés mécaniques et des gradients de contraintes locaux.
Microscopie électronique à balayage (MEB) : Observation à haute résolution de la morphologie de la rupture pour identifier le mode de propagation des fissures.
Le diagnostic : Mise en lumière du PTASCC
Les résultats de laboratoire ont permis de poser un diagnostic d'une précision absolue : le réacteur était victime de fissuration par corrosion sous contrainte par l'acide polythionique (PTASCC).
Notre analyse a révélé le mécanisme exact du problème : la dégradation ne se produisait pas en opération, mais lors des phases d'arrêt de l'unité. Dès que le réacteur était ouvert à l'air libre, l'introduction d'oxygène et d'humidité réagissait instantanément avec les dépôts de sulfures internes, générant de l'acide polythionique et déclenchant la fissuration fulgurante du métal sensible.
La solution : Application stricte de la norme NACE SP0170
Identifier la cause ne suffisait pas ; il fallait empêcher sa réapparition. Nous avons développé et fourni au client une procédure stricte de mise hors service et de protection, basée sur les meilleures pratiques de l'industrie :
Alignement NACE SP0170 : Intégration rigoureuse des directives de la norme pour la protection des aciers austénitiques contre le PTASCC pendant les arrêts.
Inertage et neutralisation : Application de solutions de lavage alcalines et maintien sous atmosphère d'azote pour bloquer l'action de l'oxygène et de l'humidité.
En contrôlant l'environnement lors des ouvertures, le mécanisme de PTASCC a été totalement évité pour les réacteurs similaires, garantissant l'intégrité à long terme.